L’allaitement : une histoire de feeling, et de confiance en soi

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L’allaitement : une histoire de feeling, et de confiance en soi Allaiter son bébé
Qui n’a pas entendu parler des bienfaits de l’allaitement maternel, mais aussi des difficultés rencontrées par certaines ? L’allaitement n’est pas toujours « une évidence ». Laure, maman de Malo et de Titouan, livre sa recette pour le réussir, tout en s’épanouissant.

 

La volonté d’allaiter
Enceinte de mon premier, j’avais le désir d’allaiter, convaincue que si la femme était dotée de cette possibilité, l’allaitement restait le mode d’alimentation d’un nourrisson le plus naturel, et certainement le plus bénéfique. Ce n’était pas la peine de me persuader que le lait maternel était adapté à l’enfant et évoluait en fonction de son âge, de ses besoins, tout en lui apportant des anticorps lui permettant de résister à certaines infections particulières. Mais, je ressentais une peur face à ce sacré défi et à la question récurrente : « tu vas l’allaiter ? », je répondais timidement « si je peux ».

 

Une première expérience difficile, un entourage pas forcément à la hauteur
Malo est arrivé : dès ses premières secondes de vie, l’infirmière me l’a mis au sein, en me donnant des conseils pratiques, quant aux position à adopter. Me voilà, donc, lancée dans cette grande aventure. A l’hôpital, le corps médical semblait assez neutre sur le sujet, en proposant, cependant, très facilement de substituer une tétée par un biberon. J’étais très contrôlée ainsi que le poids de mon bébé. Le processus d’allaitement m’est apparu comme contraignant et assez rigide. De retour à la maison, je me suis vite confrontée non seulement au regard des autres dans les lieux publics, mais aussi aux nombreux conseils de mon entourage familial et amical (qu’ils aient ou non une expérience de l’allaitement).

"Je me sentais telle une petite fille, sans cesse agressée, reprise et jugée."

Malo pleurait beaucoup et ne grossissait pas. Le personnel médical que je fréquentais, alors, n’a pas réussi à me rassurer… au contraire… Petit à petit, j’ai réellement commencé à douter de ma capacité à allaiter « Ton lait n’est pas bon », « Tu n’en as pas assez »… Bref, de nombreuses remarques qui m’ont fait perdre totalement confiance en moi. Au bout de 6 semaines de frustration tant pour moi que pour Malo, je décidais de passer à un allaitement mixte puis de donner uniquement des biberons. Malo a repris du poids, mon entourage semblait satisfait et heureux de ma décision. Je n’ai pas su résister aux pressions extérieures d’un entourage pas forcément à la hauteur. Cependant, heureux constat : Malo n’est pas tombé malade une seule fois pendant sa première année.

 

Une deuxième expérience réussie : se préparer, se protéger

"Enceinte du deuxième, j’ai souhaité réitérer l’expérience,
toujours convaincue du bienfait de l’allaitement."


J’avais surtout décidé de vivre cela à fond, sans me laisser démonter par les gens autour de moi. Titouan est né au Maroc où l’approche de la maternité, des soins est très différente. Je me suis retrouvée très vite à la maison avec mon petit bout dans les bras…. ou plus exactement au sein !

Je me suis laissée guidée par mon instinct maternel, avec une grande confiance en moi.

Beaucoup d’improvisation, pas de règles imposées. Une alimentation riche, équilibrée et diversifiée, beaucoup d’eau. Et surtout, une attitude de protection face à tous les commentaires, conseils que l’on pouvait me donner… « Je suis la maman, c’est moi qui sait, qui décide » telle était ma phrase culte. Titouan tétait à la demande, à satiété, et s’est très vite réglé. Il s’endormait, sourire aux lèvres, blotti dans mes bras. Je découvrais ce lien charnel affectif procuré par l’allaitement, ce moyen de l’apaiser, de le rassurer, cette manière aussi de le rencontrer après l’avoir porté 9 mois dans mon ventre. Titouan a grandi considérablement bien et vite ! C’est aujourd’hui une force de la nature !

Au bout de 4 mois, j’ai décidé d’arrêter de l’allaiter, vu son développement, ma satisfaction, mon bonheur, et le désir de son papa de s’en occuper plus.

 

Par Laure Teyssendier, Maman de 3 enfants

 

Et chez vous, ça se passe comment ? Racontez-nous en commentaire.

 

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