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Le pleur est une question de survie pour un bébé

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Le pleur est une question de survie pour un bébé Le pleur est une question de survie pour un bébé
 C’est la hantise des jeunes parents : entendre pleurer son bébé et ne pas arriver à décoder les larmes ni à les calmer. Le Dr Jacky Israël, pédiatre et néonatologiste, nous aide à mieux comprendre ce qui se cache derrière les cris et les pleurs de son bébé et nous donne quelques clés pour y faire face.

 

Pourquoi un bébé pleure-t-il ?
C’est son langage, son mode de communication. Le pleur est une question de survie – le bébé n’a aucun autre moyen pour se faire entendre et manifester ses besoins – et non une façon d’embêter ses parents. Il est vrai que ceux-ci ont beaucoup de mal à accepter les pleurs. Mais vouloir que son enfant ne pleure jamais est impossible. Déjà, in utero, celui-ci expérimente la frustration ! Qui plus est, le pleur n’est pas toujours une souffrance, c’est le plus souvent un appel : "j’ai du mal à m’endormir", "j’ai faim", "je suis mal à l’aise".

 

Comment arriver à distinguer les multiples types de sanglots et y faire face ?
Chaque bébé est unique et pleure de manière différente. Il n’y a pas de règle. Il faut tenir compte de l’âge et surtout du stade de développement. Le moment de la naissance marque une rupture : dans le ventre maternel, le bébé a des repères liés à son environnement spatial et sonore (notamment la voix de ses parents), aux odeurs et aux saveurs qu’il expérimente et il est nourrit sans arrêt. Quand il naît, il entre dans un monde inconnu et il a besoin de se rassurer en retrouvant ses marques, en particulier le contact et la voix de son père et de sa mère. Jusqu’à 2 mois, les parents ont du mal à différencier les cris, il leur faut donc répondre à toutes les demandes sans compter et sans essayer de les comprendre. A partir de 2-3 mois, les connaissances des adultes s’affinent – pleurs de douleur, de faim, de sommeil. Les mères prennent de la distance car le bébé boit moins souvent et passe au rythme jour/nuit. Elles peuvent alors mettre des mots sur les sollicitations – "tu as faim, je vais te nourrir", "tu as fait pipi, je vais te changer". Le langage permet de donner du sens, de faire patienter le nourrisson, de lui procurer de la sécurité tout en lui permettant de s’autonomiser progressivement.

 

Et après, comment les pleurs du bébé évoluent-ils ?
Entre 3 et 6 mois, les bébés dorment davantage, commencent à s’occuper tout seul, sont moins dépendants de l’assistance immédiate des parents et pleurent peu. C’est le moment où il faut leur apprendre à attendre en répondant moins vite à leurs sollicitations. A partir de 5-6 mois arrivent les sanglots d’affirmation et de séparation, notamment lors de l’endormissement : bébé prend conscience qu’il est seul quand on le laisse jouer dans une pièce, il a du mal à quitter ses parents au coucher. Entre un an et 18 mois, les pleurs sont une façon pour l’enfant de dire non, de manifester sa frustration voire sa colère : il n’a pas envie d’être changé, il ne veut pas aller au lit, etc.

 

Le coucher et le sommeil sont effectivement des phases délicates…
Afin que l’enfant ait assez de sécurité pour affronter la nuit, il convient d’organiser ce passage, y mettre les formes au travers de rituels qui évoluent en fonction de l’âge (berceuse, chant, parole). Dans les premiers mois, le doudou permet d’assurer en douceur la transition : il n’est en effet pas souhaitable de laisser pleurer un nouveau-né au coucher, il doit s’endormir calmement pour se mettre en "sommeil agité", qui est essentiel pour la maturation du système neurologique. A partir de 6 mois, il peut s’endormir en pleurant car le sommeil paradoxal se déplace en deuxième partie de nuit.

 

Cela signifie-t-il qu’après 6 mois, il faut laisser pleurer son enfant ?
Contrairement à ce que pensent de nombreuses mères, les pleurs ne sont pas traumatisants, à condition qu’ils soient entendus et reçoivent une réponse adaptée. L’important est d’avoir fait le nécessaire pour que le bébé soit bien et d’avoir une attitude rassurante : plus on parle tranquillement à un enfant, moins il pleure. Plus on s’énerve, plus il va se sentir seul dans sa détresse. Il ne faut pas hésiter à faire intervenir le père, qui a la capacité d’être plus ferme et d’être moins sensible aux pleurs.

 

Quand les larmes sont-elles inquiétantes ?
Quand elles sonnent comme des cris de douleur et ne se calment pas malgré l’assistance des parents ; quand elles se reproduisent plusieurs jours de suite et qu’elles sont associées à d’autres signes comme la fièvre, des troubles digestifs ou respiratoires, etc. Dans ces cas-là, il faut pouvoir appeler le pédiatre pour en discuter. Des pleurs intenses survenant en pleine nuit, alors que le bébé ne se réveille jamais d’habitude, peuvent être le signe d’un accès de fièvre ou d’un début d’otite. Dans ces cas-là, mieux vaut être prudent et intervenir.

 

 
 
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