Comment j'ai vécu ma première séparation avec mon enfant ? / PODCAST First Moments #2

Comment j'ai vécu ma première séparation avec mon enfant ? / PODCAST First Moments #2
@Bubble / ÏDKIDS
La première séparation avec son bébé fait partie de ces moments souvent redoutés. Entre inquiétude, culpabilité ou plaisir de retrouver une vie sociale, chacun vit cet instant à sa manière. C’est ce que partage avec nous Cécile, Sandra, Sonia et Laurie dans ce nouvel épisode du podcast First Moments, soutenu par Obaïbi. Que ce soit au 1 mois de son bébé pour un resto en bas de chez soi, à ses 2 mois pour une soirée chez une voisine, ou pour retourner travailler, chaque histoire est différente.






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LE CONCEPT DU PODCAST FIRST MOMENTS

Mettre au monde un enfant agit comme une empreinte sur notre mémoire. Dès ce moment inoubliable où l’on apprend que l’on est enceinte s’enchainent une succession de « premières fois » indélébiles. Les émotions puissantes qui nous submergent alors sont à la fois universelles et propre à chacun, à chacune. C’est de cette vibration au plus profond de nous dont témoignent hommes et femmes dans First Moments.


LE TEXTE DE L'INTERVIEW

Cécile

Je m'appelle Cécile, j'ai 32 ans. J'ai deux enfants : un petit garçon qui qui a 4 ans et demi et une petite fille qui a 2 ans et demi. Pour mon aîné, la première séparation s'est faite assez rapidement, je pense qu'il avait 1 mois. Et c'était juste pour un resto, et juste à côté de la maison. Et je me souviens que j'ai passé la soirée à regarder mon téléphone. Et même si, au fond, j'avais envie de sortir un petit peu de la maison, la soirée ne s'est pas vraiment bien passée parce que je n'ai pas profité.

J'ai passé mon temps à regarder mon téléphone et à me demander ce qui se passait, et au final, j'étais plutôt soulagée de rentrer. Et celle-là m'a marquée parce qu'au final, je n'ai pas vu vraiment d'intérêt à cette sortie-là. Et pour ma fille, la première séparation a été beaucoup plus importante, puisque je suis partie trois ou quatre jours pour un séminaire au travail. Et là, j'étais tellement contente à l'idée de partir, et au final, ç’a été – comme pour tout le monde, j'imagine – un déchirement de la laisser.

Ce que je trouve vraiment dur, dans la maternité, c'est cette ambivalence qu'on peut avoir, entre l'envie de s'échapper, de voir du monde, de sortir, et puis, au final, de passer tout son temps à penser à son bébé, à demander des nouvelles de son bébé. Voilà, c'est vraiment ce que je trouve difficile, c'est cette dualité qu'on peut avoir entre les deux.


Sandra

Bonjour, je m'appelle Sandra. J'ai 35 ans. Et je suis maman de deux petites filles : une petite fille de 2 ans, Lana, et une petite fille de 3 mois, Mila. La première fois que j'ai laissé ma fille, elle avait 2 mois. C'était pour aller à une soirée chez une voisine, et je l'ai laissée à son papa. C’est vrai que ce n'était pas facile parce qu'en plus, j’allaitais ma petite fille. C'était un grand stress pour moi de la laisser toute seule avec son papa, et que le papa gère seul Lana, sachant qu'il ne l'avait jamais fait.

Il a dû s'occuper d'elle, lui donner, du coup, le biberon. Il faut savoir que Lana, c'est un bébé qui pleurait énormément, mais vraiment beaucoup, beaucoup. Et j'ai angoissé pour la faire dormir au soir, parce que des fois, c'était vraiment très, très difficile. Et en fait, il s'est avéré que mon conjoint s'est super bien débrouillé. J'hésitais à… J'étais de l'autre côté, donc je regardais beaucoup mon téléphone et j'ai envoyé quelques textos pour savoir si ça se passait bien.

Il me disait : « Oui, il n’y a pas de souci, détends-toi, profite ! » Et arrivée à un certain moment, ça faisait quand même un moment que j'étais de l'autre côté, il était assez tard, je dis : « Je vais rentrer parce qu'elle doit avoir faim, elle doit pleurer. Il ne va pas réussir à gérer. » Et en fait, je suis revenue à la maison, elle était dans la chambre, elle était endormie, paisiblement. Et il m'a dit : « Pourquoi t'es rentrée ? Tout va bien, je gère bien. »

Mais sinon, c'est vrai que, sur le coup, je n'étais pas forcément très rassurée, mais ça a fait du bien parce qu'en fait, après, les autres nuits, on été beaucoup, beaucoup plus plus faciles et elle était moins… Toujours demandeuse de maman, mais avec d'autres personnes, ça se passait mieux, en fait. Le fait d'avoir vraiment coupé, et de ne pas sentir ma présence, ça n’a eu que du bon par la suite.


Sonia

Je suis Sonia, maman de trois enfants : Souleimane, Ihsan et Ismaël. La première séparation pour mon premier, Souleimane, qui aujourd'hui a quatre ans, ce fut assez compliqué, alors je vais parler plutôt de la séparation quand j'ai dû aller travailler. Parce qu'il y a les petites séparations, quand on dépose les enfants chez mamie, papi. Mais la grosse séparation, pour moi, ç’a été chez la nounou. J'ai vraiment, vraiment eu beaucoup de craintes, beaucoup de scénarios se sont tournés dans ma tête. Alors je m'excuse d'avance, le petit bruitage en fond, c’est l'allaitement. Donc je partage avec vous aussi ce moment-là. Et du coup… On est dans la vraie vie, finalement ! Et du coup, pour mon premier, j'ai dû le laisser chez une nounou parce que je reprenais le travail. Et c'est vrai que j'ai eu une avalanche de scénarios en tête. Je me suis dit qu’il ne va jamais s'en sortir sans moi.

Et puis, les enfants, vous savez, c'est des éponges. Donc du coup, finalement, ça n'a pas arrangé aussi le comportement de mon fils avec la nounou. Et heureusement, elle a eu cette approche de faire les choses par étapes. Donc vraiment une demi-heure, une heure, trois heures. On a essayé de voir les choses comme ça, mais c'est vrai que je vous avouerais que j'étais complètement inquiète quant à ce qui allait se passer.

D'autant que moi, j’allaite assez longtemps mes enfants, et on a le sentiment qu’ils vont être perdus, sans nous, complètement désemparés. Et c'est vrai que je n'étais pas bien. Je n'étais vraiment pas bien. Et puis pareil : l'important, je pense, c'est vraiment de s'entourer des bonnes personnes, où le feeling va passer. Et pour le coup, je suis tombée sur une personne divine. Et elle m'a accompagnée. Elle avait une véritable expérience, une véritable expertise avec les enfants, et ça m'a rassurée.

Et quand j'ai vu mon enfant, épanoui, qui jouait avec d'autres enfants, du coup, je me suis dit : « Ah oui, mais là, c'est génial ce qui se passe. Je crée en plus des moments « social », on va dire, pour lui, je suis dans… Je prépare, quelque part, la rentrée aussi à la crèche et à l'école. Donc, c'est génial. » J'ai ouvert les yeux sur ce que ça pouvait apporter aussi à mon fils, finalement, d'être chez une nounou. Et à moi aussi, parce que ça m'a permis de me retrouver un petit peu en tant que femme. Parce que c'est vrai que quand on a ce rôle de maman – enfin, je parle pour moi –, j'ai tendance à tout donner, vraiment tout donner, et j'ai tendance à m’oublier.


Laurie

Bonjour, je m'appelle Laurie. Je suis la maman de Logan, 5 ans, et de Mia, 3 ans. Et je vais vous parler de la première fois que j'ai été séparée de Logan. Logan, il avait 3 mois quand je l'ai laissé chez la nounou. J'ai dû reprendre le travail. Je m'étais arrangée pour prendre quand même un 80 %, pour profiter lui au maximum. Mais là, pour le premier matin où je l'ai laissé chez la nounou, je suis partie avec la boule au ventre au travail, malgré le fait que j'avais confiance en la nounou, tout ça. Mais voilà, je n'étais pas bien dans la voiture. 

Mais par contre, une fois arrivée au travail, étrangement, la journée s'est déroulée très bien. J'étais sur mon petit nuage, au final, de reprendre une vie sociale. Il m'a beaucoup manqué, mais au final, la nounou m'a envoyé des SMS toute la journée et, voilà, des petites photos, tout ça. Et j’étais très contente de le retrouver le soir mais, assez étonnamment, la séparation s'est bien passée. Donc il m'a manqué, j'ai pensé à lui plusieurs fois dans la journée. Comment en plus j’allaitais, je tirais mon lait. Donc c'était des occasions, en plus, de penser à lui. Mais quand même heureuse, et une certaine sérénité de reprendre une vie sociale.


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