Comment se lancer dans la DME (Diversification menée par l'enfant) ? / PODCAST Jambon coquillettes #12

Comment se lancer dans la DME (Diversification menée par l'enfant) ? / PODCAST Jambon coquillettes #12
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La DME ou diversification alimentaire menée par l'enfant cela vous dit quelque chose ? Non ? Alors écoutez fissa ce 12ème épisode du podcast Jambon Coquillettes ! Vous découvrirez comment votre bout de chou dès 6 mois peut dévorer goulument toutes sortes d’aliments qu’il attrapera avec ses petites quenottes. Lucie Darjo, maman, diététicienne et auteure du guide "L'atelier DME" nous livre tous ses secrets !




LIENS

« Il faut tout un village pour élever un enfant » : ce proverbe africain nous rappelle combien l’éducation est une affaire de solidarité et se nourrit de personnes dont s’inspirer. En quête de réponses et curieux des savoirs qui circulent ci et là, Jambon Coquillettes interroge des professionnels de l’enfance sur leur expertise, mais également sur leur propre expérience de parents. L’occasion d’élargir son horizon et de s’enrichir du vivant où s’entremêlent théorie, tâtonnements, petits échecs et grandes joies. Bienvenue sur Jambon Coquillettes !



LE TEXTE DE L'INTERVIEW

Anne-Laure Troublé : Bonjour Lucie ! 

Lucie Darjo : Bonjour ! 

A.-L. T. : Merci beaucoup d'avoir accepté de témoigner dans ce podcast, d'autant plus que je sais que depuis que ton livre est sorti, tu es très prise. Est-ce que tu peux nous expliquer ce qu'est la DME, exactement ?

L. D. : Alors, la DME, c'est la Diversification Menée par l'Enfant. Donc la « diversification », c'est la période où l'enfant va passer du lait à la table familiale, sur plusieurs mois ; et « menée par l'enfant », c'est à dire qu'il va être acteur de cette découverte. On va vraiment mettre en avant l'autonomie dans la diversification, donc on va le laisser saisir seul des aliments de taille et de texture toujours adaptées à ses capacités. Alors, en France, c'est plutôt récent, j'ai envie de dire. Dans certains pays, ils sont un peu plus avancés sur le sujet. a a été nommé en Angleterre, en fait, « DME », dans les années 2000. Maintenant, la personne qui a mis ça en avant, Gill Rapley, elle dit tout le temps qu’elle n'a rien inventé. Les mixeurs plongeurs sont arrivés après la diversification des bébés, donc c'est peut-être des choses qu'on a fait assez instinctivement depuis des années, mais on y revient un petit peu aujourd'hui.

A.-L. T. : Alors, de ce que j'ai vu, moi, parmi les bébés que j’ai rencontrés qui pratiquaient la DME, c'est assez impressionnant. Parce qu'en fait, ils attrapent avec leurs petites mains des bouts de patate douce un peu ramollie, des morceaux d'œuf… On a un peu peur, parfois, que l'enfant puisse s'étouffer. Est-ce qu'il y a un risque d'étouffement ? 

L. D. : Oui, l'adulte, il peut être décontenancé un petit peu de voir ce petit bébé qui fait tant de choses tout seul. Mais c'est quand même documenté. On sait qu'il n'y a pas plus de risque d'étouffement en DME qu’en purée. L'idée, c'est de donner des textures et des tailles de morceaux qui sont adaptées aux capacités du petit. Et on voit que, justement, il a plein de capacités et qu’il sait faire plein de choses, même dès 6 mois. Donc il n'y a pas plus de risque d'étouffement si le bébé est bien installé et si ce qu'on donne est adapté.

A.-L. T. : Et je crois que le réflexe… Dans votre livre, vous expliquez que le réflexe de recracher quand ça passe mal, il est très en avant sur la langue de l'enfant par rapport à l'adulte, c’est ça ?

L. D. : Oui, c'est ce qu'on appelle le « réflexe nauséeux ». Donc en fait, c'est un réflexe que tous les bébés ont, mais qui va reculer au fur et à mesure des sollicitations. Et aux alentours de 6 mois, en, il est aux deux tiers inférieurs de la langue, c'est-à-dire que si un morceau trop gros ou trop dur se détache, le bébé va se pencher en avant, va recracher, va avoir comme un haut-le-cœur, et c'est ça qui fait qu’il se protège, en fait. Il va inverser la déglutition. Donc ça ne veut pas dire qu'il s'est étouffé, quand il fait ça. Ça veut juste dire qu'il recrache un morceau qui était trop gros pour lui.

A.-L. T. : Et est-ce qu'il faut avoir des dents ? À quel âge on peut commencer ?

L. D. : On commence aux alentours de 6 mois. Et justement, la DME montre qu'on n'est pas obligé d'attendre d'avoir des dents pour proposer autre chose aux enfants. Parce que de toute façon, si vous regardez comment vous mangez, vous, vous mastiquez avec vos molaires. Et les molaires et prémolaires, ce sont les dernières à arriver. Elles arrivent tard. Donc il ne faut pas attendre ces dents-là pour pour faire évoluer les textures. Le bébé va, au début… À partir de 6 mois, il va écraser entre la langue et le palais. Et après, à 8 mois, il va écraser avec la force de ses gencives. Vraiment, il va s'adapter, et c’est les prémices de la mastication.

A.-L. T. : Quel est l'intérêt de la DME, s'il y en a un, ou même plusieurs ?

L. D. : Il y en a plusieurs. En fait, la DME, elle amène cette autonomie, qui va être importante pour le bébé. Et elle amène aussi un petit peu toute une philosophie, en fait, autour du repas, avec l'idée du plaisir à table, du partage, de passer ce moment avec l'enfant, de respecter ses sensations de faim, de rassasiement. Il y a toute cette philosophie, et en même temps, à côté, le bébé qui va aller chercher ses morceaux, les porter à sa bouche. Au niveau motricité, il apprend plein de choses aussi. Il se développe. Donc voilà, il y a tout un tas d'avantages qu'on peut citer. Dans La découverte de l'aliment, aussi. C'est sûr qu'il va vraiment découvrir l'aliment avec cinq sens. Il va pouvoir le toucher, le sentir, le regarder. Ça aussi, c'est un gros avantage, l'exploration qu'il peut avoir en DME. 

A.-L. T. : Est-ce qu’il y a des aliments qu'il faut éviter ?

L. D. : Les aliments à éviter, en fait, ça va être les mêmes que pour la diversification classique. On va être vigilant sur tout ce qui est viande, poisson, œuf quand c’est cru ou peu cuit, pas de miel avant un an. On va essayer d'éviter le sel, des choses comme ça. Et après, on va éviter aussi les aliments qui sont petits, ronds et durs, par exemple les cacahuètes. Ou par exemple, en tant qu’aliment dur, je pense aussi à la pomme crue. Par exemple. une pomme crue à 6 mois,, ce n'est pas adapté, c'est trop dur, il ne peut pas écraser entre la langue et le palais. Donc on la donne cuite, fondante, ou à partir de 8-9 mois, quand le bébé fait la pince, avec ses doigts, on pourra la donner râpée. On a toujours des petites adaptations. Si l'aliment tel quel, on ne peut pas lui donner, on peut toujours le décliner et l'adapter à son développement.

A.-L. T. : Dans votre livre, d'ailleurs, ce que je trouve super, c'est qu'il y a des photos d'assiettes qui donnent des idées, justement, de comment préparer les aliments pour que l’enfant puisse les manger sans danger.

L. D. : Oui, alors en effet, ce que je voulais montrer dans le livre, aussi, c'était l'évolution. Parce qu’en DME, au début, on donne souvent des formats bâtonnet ou boulette. Mais il faut se dire que le bébé, il ne va pas manger des bâtonnets toute sa vie, donc je voulais aussi montrer avec ces assiettes… Déjà donner des idées aux parents, parce que ça, c’est un peu le nerf de la guerre : qu'est ce qu'on fait à manger ? Donc donner des idées, et en même temps, montrer aussi comment les assiettes allaient évoluer en fonction des capacités du bébé.

A.-L. T. : Et les capacités, c'est justement la capacité à manier sa main ? À attraper avec ses petits doigts et à faire la pince, c'est ça ? Plus que les dents ou autre chose.

L. D. : Alors quand je dis « capacité », j'entends en effet la préhension. Donc comment il va saisir l'aliment. Au début, il le saisit avec son poing, et petit à petit, il va le saisir avec deux doigts. Donc c'est là où on voit qu’on peut donner du morceau de plus en plus petit. Et les capacités, aussi, de mastication. Donc au début, il écrase entre la langue et le palais, et après, il ira mastiquer avec ses gencives. Et ces capacités-là, les deux, évoluent en parallèle, donc on va petit à petit rejoindre, en fait, ce que les enfants qui ont fait une diversification classique mangent, vous voyez ? Et en même temps… Pardon, je fais une petite parenthèse ! Et en même temps, il ne faut pas non plus opposer les deux approches, parce qu'on peut très bien faire les deux, en fait. On peut très bien proposer de temps en temps une purée, et de temps en temps un morceau fondant, contrairement à ce qu'on peut lire parfois sur les réseaux sociaux, les deux approches peuvent aussi être menées en parallèle.

A.-L. T. : Et d'ailleurs, est-ce que, à ce titre-là… Faut-il continuer à donner le biberon ?

L. D. : Alors oui, que ce soit le biberon ou l'allaitement au sein, ça reste la base de l'alimentation. Quand on diversifie, ça ne veut pas dire qu'on enlève la source de lait. Au contraire, le lait reste la base, et les aliments vont petit à petit compléter l'apport du lait. Donc c'est important, si la maman allaite, qu'on soit sur un allaitement à la demande ; et si le bébé prend un biberon, qu'on ait au moins 500 ml, sur la journée, de lait.

A.-L. T. : Et alors, vous, pourquoi vous êtes-vous intéressée à cette méthode ?

L. D. : Alors, vous vous doutez bien que je suis arrivé là à cause de mes enfants ! Moi, de profession, je suis diététicienne. Je prends en charge les enfants, les adolescents qui ont des troubles du comportement alimentaire. En fait, j'ai une approche qui est très comportementale à la base. Et du coup, quand j'ai eu ce premier contact avec la DME, je me suis dit : « Mais la DME, c'est génial, parce qu'en fait, c'est tout ce que je fais avec les plus grands. Tout ce que je « rééduque », entre guillemets, avec les plus grands. C'est-à-dire qu'avec les plus grands, je travaillais les sensations de faim, de rassasiement, redécouvrir les aliments, faire des petits exercices de dégustation. Laisser aussi, et faire confiance à l'enfant dans ses quantités. Voilà : tout ça, je le faisais avec les plus grands, et quand j'ai commencé à lire des choses sur la DME, je me suis dit : « Mais c'est génial, si on faisait ça d'entrée ! » Et c'est quand j'ai eu ma première fille, donc j'ai trouvé ça fantastique, sauf que mon conjoint m'a dit : « Mais c'est quoi, cette histoire, elle va s'étouffer ! C'est hors de question ! »

A.-L. T. : Et du coup, comment ça s'est passé, avec la peur de votre conjoint ? Vous avez avancé petit à petit ?

L. D. : Alors ça, c'était il y a un peu plus de cinq ans. On n'en entendait pas trop parler, encore, en France. C’est vrai qu’il n’y avait pas toute cette information délivrée par les réseaux sociaux et par les différents intervenants. Il y avait peu de personnes formées à l'époque, donc je me suis dit « Bon O.K., il a peur, on avance tranquille ». Donc finalement, on a fait un démarrage plutôt classique. Mais à neuf mois, elle mangeait comme nous. Donc ce n'est pas ce qu'on va appeler de la DME, parce que les puristes de la DME vont me dire « Mais non, tu as commencé par les purées, ce n'est pas ça ». Mais finalement, on est arrivés très, très vite à une assiette à la table familiale. Et donc, par contre, pour ma deuxième fille, là, je me suis « Là, on y va. On fait la DME d’entrée ». Et elle m'a bien aidée, parce qu’elle refusait d'avaler des purées, des compotes. Donc je crois qu'on était de mèche. Et franchement, maintenant, avec le recul, il trouve ça chouette.

A.-L. T. : Et alors, donc la première, vous avez, par peur un peu, commencé par les purées, etc., comme d'habitude. Vous dites qu’à neuf mois, vous avez quand même… Pratiquement, elle mangeait ce que vous mangiez à table, c'est ça ? 

L. D. : Oui, exact.

A.-L. T. : Sous des formes adaptées, bien sûr. 

L. D. : Oui, voilà. On a adapté à ses capacités. Et en fait, je ne l'ai pas fait parce que je voyais que lui, c'était vraiment stressant. Et je me suis dit « S'il y a du stress à table, c'est pas les bonnes conditions pour montrer à un bébé que manger, c'est chouette, c’est du plaisir, c'est cool ». Donc pour ça, et pour, à l'époque, aussi, le peu d'informations qu'on avait sur le sujet.

A.-L. T. : Et donc la deuxième, vous avez commencé tout de suite. Est-ce que vous souvenez par quels aliments et sous quelle forme vous avez commencé, juste après le biberon ou l'allaitement, je ne sais pas ?

L. D. : Elle est allaitée. J’ai envie de vous dire : « Aucune idée ! » Est-ce que tous les parents se rappellent du premier aliment qu’on a donné à ses enfants, ou est-ce que je suis une mère indigne ? Franchement, je ne sais pas du tout. Bonne question !

A.-L. T. : D’accord !  Mais est-ce qu’il y a des aliments référents, avec lesquels on commence généralement la DME ? 

L. D.  : Après, moi, ce que je conseille, parce que je fais des ateliers avec les parents pour les guider… Parce que moi, je me suis formée sur le sujet avant de faire les ateliers. Je ne l'ai pas fait qu’en perso, en fait. Je l'ai fait en pro aussi. Moi, ce que je conseille, c'est de démarrer avec des choses simples. Avec des fruits, des légumes fondants, et après, d'amener toutes les familles d'aliments. Parce que maintenant, les recommandations ont changé. On ne le dit pas assez encore, parce que les carnets de santé ne sont pas tout à fait à jour, sur les tableaux. Mais maintenant, on peut tout introduire dès le début de la diversification. Donc voilà, on commence tranquillement et après, dans la mesure où c'est fondant, on peut donner. Par exemple, les lentilles, si vous ouvrez le carnet de santé de votre enfant, vous allez voir que c'est 15-18 mois. Sauf que maintenant, on nous dit : « Dès le début de la diversification, si la forme est adaptée et que le bébé digère bien, c'est O.K., c'est quelque chose qu'on peut donner. » Donc il y a quand même beaucoup de choses qui ont changé, là, en 2019, avec les nouvelles reco, mais les documents n’arrivent que maintenant, en 2021. Donc c'est vrai que tout le monde n'est pas encore à jour, on va dire.

A.-L. T. : Alors qu'est-ce que vous conseillez aux parents qui aimeraient se lancer ?

L. D. : Déjà, de se faire confiance. Parce que ce n'est pas quelque chose de farfelu qui arrive, là, on ne sait pas… Ce matin, on me disait en atelier : « Mais est-ce que c'est une nouvelle mode ? » Non, ce n’est pas une nouvelle mode, c'est quelque chose de peut-être plus intuitif, en fait. Il y a peut-être plus de bon sens là-dedans. Donc de se faire confiance, de faire confiance à son bébé, surtout, et de se former, de s'informer, en fait, sur comment démarrer pour être sûr de soi et après, profiter du moment avec l'enfant. Et pas tout le temps être en train de se dire : « Est-ce que c'est adapté ? Est-ce que ce n'est pas adapté ? » Donc avoir les bonnes infos pour démarrer.

A.-L. T. : Mais j'imagine que dans pas mal de pays, où les gens n'ont pas forcément les moyens, ou même ne trouvent pas des aliments adaptés aux enfants sous forme de purée comme on peut trouver dans les pays industrialisés…

L. D. : Oui. 

A.-L. T. : Est-ce que ce n'est pas la norme, là-bas, justement, de faire comme ça ?

L. D. : Alors oui, bien sûr. Nous, on appelle ça DME. Mais comme je disais au début, il y a plein de pays qui font ça sans pour autant le nommer ainsi. Et même nous, je pense, nous, nos parents, nos grands-parents, dès qu'il y avait un aliment un peu mou sur la table, on le donnait aux enfants. D'ailleurs, j'avais récemment dans un atelier des parents avec la grand-mère, parce que c'est la grand-mère qui allait garder le bébé, et au bout de 20 minutes d'atelier, elle arrête tout le monde et elle me dit : « Mais attendez, moi, c'est ce que j'ai fait avec mes enfants, votre truc, là, la DME ! » Ça reste quelque chose d'assez naturel, en fait, comme introduction.

A.-L. T. : Est-ce que vous avez vu sur vos enfants ou sur d'autres enfants… Est-ce que ça facilite l'appétit, l'envie de manger, de découvrir ? Est-ce que ça fait des enfants plus heureux à table ?

L. D. : « Des enfants plus heureux à table », je ne sais pas, je n'ai pas assez de recul. On pourra refaire un podcast dans dix ans. Je vous dirai si ma seconde est plus heureuse que ma première.

A.-L. T. : Mais même toute petite, quand elle a commencé la DME, est-ce qu'elle était plus heureuse, plus excitée d'aller à table que si elle avait eu une purée, toute lisse, ou un biberon classique ?

L. D. : Ce qui est vraiment chouette à observer, c'est comment l'enfant va découvrir l'aliment et c'est aussi… L'enfant, il voit qu'on lui fait confiance, parce qu'il est avec nous, il partage le repas, il mange « comme les grands », entre guillemets, même si c’est adapté en texture pour lui. Mais je trouve que l'enfant, c'est aussi le renforcer dans ses capacités. Je trouve que ça leur fait du bien. Vous voyez, ils sont là, ils sont super contents, ils découvrent leurs trucs, ils patouillent.

A.-L. T. : Ils sont très actifs, en fait, dans la découverte.

L. D. : Oui, ils sont très actifs. Et quand il y a des frères ou des sœurs aînées, c'est chouette aussi, parce que du coup, c'est des bons moments de découverte. Ils essaient de faire comme eux ; les grands, ils leur montrent. Donc je trouve qu'on a vraiment quelque chose, on a un partage qui est assez intéressant, à table. Alors après, il ne faut pas être maniaque ! Vous ne m’avez pas posé la question, mais c'est sûr qu'un enfant qui va apprendre par lui-même à s'alimenter, forcément, il va en mettre un petit peu partout. Donc voilà, il faut être quand même assez cool par rapport à ça. 

A.-L. T. : Oui, le bavoir manches longues…

L. D. : Oui, voilà, le petit bavoir à manches… 

A.-L. T. : Et le carrelage qui ne tache pas, c'est parfait.

L. D. : Oui, c'est pas mal. La petite nappe sous la chaise, c'est bien aussi. Mais en même temps, on sait aujourd'hui qu’un enfant qui va toucher les aliments, ça l'aide aussi à mieux s'alimenter par la suite, à accepter les textures, etc. On sait que c'est important qu'il touche avec les mains. D'ailleurs, je parlais des nouvelles recommandations. Là, il y a un nouveau guide qui est sorti, pour la diversification classique, et c'est bien noté, ils nous disent : « Mais laissez-les saisir des morceaux avec leurs mains, fondants ! » Donc c'est quand même super important qu'ils touchent, aussi.

A.-L. T. : Parce que ça les rassure, en fait, c’est ça ? C'est une première approche rassurante pour eux, que de voir quelque chose qui arrive directement dans leur bouche sans avoir pu le toucher, le malaxer.

L. D. : Oui, exactement. C'est des premières informations, le toucher. On mange avec nos cinq sens, en fait. On a toujours beaucoup d'attentes, que notre enfant avale l'aliment, mais il faut se dire qu'on mange avec tous nos sens. Donc un enfant qui sent, qui touche, qui regarde, c'est déjà une première approche, en fait. C'est une entrée en matière tout aussi importante que le fait de le déglutir.

A.-L. T. : Alors il est bientôt l'heure de nous séparer, Lucie. Et voici ma dernière question traditionnelle : quelle est votre recette S.O.S. quand vous n'avez pas le temps de cuisiner ?

L. D. : La recette S.O.S. « Je n'ai pas le temps de cuisiner des légumes », pour moi, c'est de faire des bâtonnets de carottes et de faire faire à mes filles une petite sauce qui va avec. Parce que je leur fais mettre un petit yaourt à la grecque ou un fromage blanc, elles mettent des herbes, du curry, elles font un mix qui est parfois déroutant. Mais elles aiment bien faire leur sauce,tremper. C'est ludique, ça marche bien. La petite boîte de sardines écrasées aussi, en tartinade, ça marche très bien. Voilà. Mon kit,ça serait ça. Et, comme tous les parents, un bon plat de pâtes : ça, ça marche toujours.

A.-L. T. : Un bon jambon-coquillettes ?

L. D. : Oui, pourquoi pas ? Un bon jambon-coquillettes ! Ça marche. Avec des petits bâtonnets de carottes en entrée, c’est bon, on a tout ce qu'il faut.

A.-L. T. : Merci beaucoup, Lucie. 

L. D. : Merci. 


Jambon Coquillettes, un podcast du magazine Bubble, la vie de famille… en vrai !

 



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