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Nos enfants 2.0 : les objets connectés dans la vie des plus petits

Nos enfants 2.0 : les objets connectés dans la vie des plus petits
Nos enfants 2.0 : les objets connectés dans la vie des plus petits - Crédit : SolisImagesAdobe
Montre connectées, tablettes et même masques de réalité virtuelle, peut-on proposer à nos petits des objets connectés sans les mettre en danger ?
On fait le point avec Anne Fauveau, directrice produit chez Oxybul.



Les jeux connectés sont-ils devenus incontournables pour les enfants ?
Anne Fauveau : Il est certain qu’aujourd’hui il est devenu difficile d’exclure les jeux connectés de la vie des enfants. Nous vivons entourés d’écrans, de connectique, d’objets en réseaux... Pour certains cela peut sembler naturel, pour d’autres c’est plus inquiétant de faire entrer ces objets dans la chambre des enfants. Nous pensons, quant à nous, qu’à chaque âge doit correspondre une utilisation de ces jeux. Les besoins, les envies, les capacités d’un enfant de 3 ans ne sont évidemment pas les mêmes que ceux d’un enfant de 6 ans de 9 ans ou de 12 ans. Nous recommandons surtout aux parents d’accompagner leurs enfants. Il y a des choses passionnantes à faire sur ordinateur et à voir sur écran, des expériences magiques à partager en réseau, mais il faut bien veiller à ne pas mettre son enfant en difficulté. Il faut lui enseigner les codes et les usages qui consistent à ne pas se mettre en danger. Nous souhaitons accompagner les parents en leur proposant des produits sélectionnés ou créés pour leurs qualités éducatives, ludiques et rassurantes.



Le développement des nouvelles technologies est très rapide. Comment évolue l’offre d’objets connectés à destination des enfants ?
Anne Fauveau : Depuis quelques années on voit un intérêt réel pour le codage qui permet de développer les capacités mathématiques et logiques et qui, d’ailleurs, est intégré désormais aux programmes scolaires. On peut coder sur ordinateur, sur tablette mais aussi apprendre à programmer des objets roulants dès 5 ans. Les enfants montrent aussi un intérêt pour les montres connectées qui permettent de caler les rituels en famille : il est l’heure de se lever, de se laver les dents…Voilà qui est très intéressant pour accompagner l’autonomie de l’enfant. Et puis nous voyons arriver les masques de réalité virtuelle. Jusqu’ici réservés aux adultes ils entrent dans la vie de nos enfants et sont de plus en plus accessibles en termes de prix. Nous recommandons de les utiliser avec précaution parce qu’on connaît les dangers potentiels d’une exposition prolongée ou trop précoce aux écrans. Donc pas avant 8 ans et pas plus de 20 ou 30 minutes d’affilée pour éviter tout dommage en proposant toujours en complément des jeux qui permettent de créer un lien entre le parent et l’enfant pour bien faire la distinction entre réalité physique et réalité virtuelle.



Justement, comment protéger son enfant lorsqu’on lui propose des jeux connectés ?
Anne Fauveau : Chez Oxybul, nous travaillons avec des experts. Et nous sommes à l’écoute des médecins et scientifiques. Nous avons par exemple été bouleversés par cette alerte de deux médecins de pmi. En quelques années elles ont vu augmenter de façon significative le nombre de jeunes enfants présentant des troubles du spectre autistique à leur entrée en maternelle. Ces enfants ne sont pourtant pas porteurs d’autisme et ces troubles sont réversibles après sevrage des écrans. Elles ont constaté que la plupart de ces enfants avaient été exposés parfois jusqu’à 12 heures par jour aux écrans depuis leur naissance. Cette exposition met l’enfant en grand danger et ne lui permet pas d’apprendre à parler et à interagir, à comprendre et appréhender le monde physique… C’est pourquoi nous avons une politique claire : ne jamais proposer d’écran pour les enfants de moins de 3 ans et accompagner les parents dans l’utilisation des produits que nous proposons pour les enfants plus grands.
Pour ce qui est des risques pour la santé, nous avons pris une décision claire, nous ne vendons pas de produits connectés qui sont en contact avec la peau de l’enfant. Par exemple, les montres connectées que nous avons sélectionnées sont programmables et la connexion est coupée dès que l’enfant porte l’objet. Sur le même principe de précaution, les veilleuses connectées que nous sélectionnons doivent pouvoir être programmées hors de la chambre des enfants et ne pas transmettre d’ondes quand elles sont proches de l’enfant.



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