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L'aider à devenir grand frère ou grande sœur pendant la grossesse

L'aider à devenir grand frère ou grande sœur pendant la grossesse
L'aider à devenir grand frère ou grande sœur pendant la grossesse/Crédit Photo : Adobe/Sianstock
Si l'arrivée d'un bébé est une fête pour nous, les parents, il en est souvent autrement pour l'aîné ou le cadet.
Tout à notre bonheur, on oublie parfois de se mettre à leur place, alors que c'est pourtant un véritable tsunami qui va révolutionner leur petite vie et qui nécessite un accompagnement au long cours.

Basil (3 ans) rêve de jeter sa petite sœur, nouveau-née, à la poubelle ; Charlotte (6 ans) voudrait voir son petit frère de 2 mois disparaître de sa vie ; Ethan (2 ans) profite de l’absence de ses parents pour mordre Adèle, 6 mois...
Rien d’anormal à ces comportements ! L’arrivée d’un petit frère ou d’une petite sœur est souvent
vécue comme une menace (et ce, d’autant plus que l’écart d’âge entre les enfants est faible), et attention de ne pas négliger ce que peut également ressentir le cadet, qui se voit détrôné de sa place de petit dernier. Comme nous l’explique Dana Castro, psychothérapeute : « Le deuxième, troisième, quatrième... est un intrus pour tout le monde [...]. Chaque naissance bouleverse la place de chacun. »

Ni anodin...
Imaginez que votre conjoint arrive un jour avec une 2e femme et vous l’impose de manière définitive. Qu’il vous explique qu’il l’aime autant qu’il vous aime. Que vous
devez partager avec elle votre lieu de vie, votre quotidien, voire une partie de vos affaires. Que ressentiriez-vous ? De la gratitude, de la joie et de la bienveillance ? Rien n’est moins sûr... On comprend mieux, en imaginant un tel scénario, combien l’arrivée d’un autre membre dans la fratrie est loin d’être anodine.

.. ni dramatique
Mais il ne faut pas non plus tomber dans la culpabilité ni victimiser l’aîné ou le cadet ! La naissance d’un petit frère ou d’une petite sœur, si elle est synonyme
de bouleversement, est aussi une chance :
« La fratrie est le lieu privilégié de l’apprentissage de l’altérité, comme de la découverte d’un “moi” plus libre que s’il était resté l’enfant unique qui concentre forcément sur lui les attentions et les attentes des deux parents. » explique avec justesse Roxane Fontaine, auteure de Finie la jalousie entre frères et sœurs !
Entre ne pas penser à accompagner l’aîné ou à en faire une affaire d’État, il y a un juste milieu. Voici quelques astuces .

Anticiper
Dana Castro recommande aux parents d’aborder la notion de petit frère ou de petite sœur avec l’enfant bien avant l’annonce de la grossesse. L’idée étant à la fois de cerner la manière dont
l’enfant se représente la fratrie naissante ou agrandie (ce qui aidera les parents à cibler le discours de l’annonce) et d’éveiller
sa curiosité, voire son intérêt.  Comment ? En lui demandant par exemple si ses copains ont des frères et sœurs, en lui lisant des histoires avec des fratries, en lui parlant de nos propres frères et sœurs...

Savoir formuler
Dana Castro conseille ensuite de formuler l’annonce de la grossesse en se centrant sur l’enfant et non sur le bébé à naître. Plutôt que « Maman est enceinte d’un petit bébé », il est plus rassurant de dire : « Tu vas bientôt être grande sœur ou grand frère, quelle chance ! » Ainsi, l’enfant reste « au centre de l’attention de ses parents ». Par ailleurs, s’il est important de ne pas se précipiter pour la lui annoncer, il ne faut pas non plus attendre trop longtemps, car les enfants ont souvent très tôt l’intuition qu’il se passe quelque chose.

Le préparer aux « non »
« Préparer la venue d’un enfant implique un rappel clair des 2 piliers de l’équilibre de l’enfant : l’amour
et les limites », précise Roxane
Fontaine. L’enfant « a besoin de sentir cet amour par le biais d’un temps exclusif que vous lui accordez chaque jour, mais également par les limites que vous lui imposez : “non, je ne peux plus te porter, je suis fatiguée” ». D’autant plus que les « non » sont plus faciles à poser pendant la grossesse et qu’ils préparent l’enfant aux « non » à venir.

Rassurer sans mentir
Il est important de rassurer l’enfant sur la permanence de notre amour inconditionnel, mais attention à ne pas trop « vendre la mariée » ! Lui dire qu’il va avoir ainsi un copain ou une copine avec qui jouer est un peu prématuré : il risque d’être grandement déçu en voyant arriver à la maison un être minuscule incapable de parler et de se mouvoir ! Autre exemple : lui expliquer que votre amour sera toujours aussi fort n’est pas assez explicite : il peut penser que tout sera comme avant, alors qu’une fois le bébé à la maison, celui-ci aura besoin de beaucoup d’attention et ce au détriment de l’aîné. Tout l’art est de rassurer l’enfant avec sincérité, sans faire fi de la réalité.

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