Objectif : se dépenser et s'amuser !

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Objectif : se dépenser et s'amuser ! Initier ses enfants au sport
 
Petits, les enfants prennent plaisir à exercer des activités motrices. Mais au fur et à mesure qu’ils grandissent, les inhibitions gagnent du terrain jusqu’à bloquer certains élèves. C’est alors à l’enseignant d’expliquer que ce n’est pas la performance qui prime.

 

Comment vous y prenez-vous pour sensibiliser vos élèves à l’activité sportive ?
En primaire, je souhaite que l’enfant acquiert confiance en lui, qu’il prenne conscience des règles et qu’il joue avec, dans le but d’améliorer ses compétences motrices, de progresser par rapport à son niveau de départ.
Nous sommes bien loin du sport comme pratique sociale de référence où l’intérêt serait de former des petits champions. C’est à l’enfant de choisir une réponse à chaque situation, d’affiner ses goûts. Il ne faut surtout pas tomber dans la technicité.
 
 
 
 
 
 
Dès les premiers niveaux (CP, CE1), comment abordez-vous concrètement l’apprentissage de l’expression corporelle ?
La compétence motrice a logiquement été abordée, plus ou moins largement, en maternelle. C’est d’ailleurs à la petite école que l’enfant fait preuve d’aisance puisque plus il avance en âge, plus il prend conscience du regard des autres. Un élève de CM2 éprouve ainsi souvent plus de difficultés pendant les cours d’EPS qu’un élève de CP, qui aborde les exercices physiques avec moins de pudeur.
Le plus important réside dans la marge de progression alors je leur laisse libre cours au début d’une activité, pour ensuite travailler sur les aspects qui plaisent, qui les intéressent particulièrement. Par exemple l’année dernière, j’ai organisé un parcours à vélo dans la cour de l’école car les enfants développent un rapport affectif fort à cet objet et pour initier les élèves novices en la matière. Contourner les arbres, rouler sur l’herbe, passer entre des balises, tout ça sur leur terrain de récré les a beaucoup amusés et à la fin des séances, chaque petit savait faire du vélo correctement tout en prenant des risques mesurés.
 
 
 

Quelles difficultés rencontrez-vous parfois en EPS, comment gérer le rejet du sport chez un élève ?
Sur le plan corporel, des élèves souffrent d’inhibition, ils ont du mal à se livrer. Il faut alors expliquer aux enfants qu’on n’est en aucune façon dans une logique de performance. Le fait de porter un regard bienveillant et de jouer avec eux, de s’investir soi-même dans un exercice permet de communiquer le plaisir que nous apporte le sport et de changer l’image que les élèves ont de l’enseignant. Par ailleurs, les enfants n’étant pas tendres entre eux, je dois désamorcer des conflits et faire en sorte d’éviter les moqueries. Le rôle d’observateur/juge, qu’est celui d’arbitre d’une partie de basket par exemple, rend souvent les enfants plus tolérants entre eux.

 

Est-ce que vous aidez les enfants à déterminer le ou les sport(s) qui leur correspondent ?
Ce n’est absolument pas mon rôle. Mon objectif réside davantage dans la prise de conscience chez les enfants que l’activité physique faite pour eux est celle qui leur apporte le plus de plaisir.

En tant qu’enseignant d’EPS en primaire, je suis censé développer quatre compétences chez mes élèves :

- réaliser une performance mesurée (en athlétisme, natation, gym…)

- s’opposer collectivement (jeux traditionnels) ou individuellement (lutte, jeux de raquette)

adapter ses déplacements à son environnement (vélo, activités de glisse…)

pratiquer des activités artistiques

 

A l’école, mettez-vous davantage l’accent sur les sports collectifs que sur les sports individuels ?
Honnêtement non, j’essaie d’alterner un maximum. Même si les valeurs véhiculées par le sport collectif comme par exemple le respect de l’adversaire et de son partenaire permettent davantage de travailler sur les connaissances civiques et donc du vivre ensemble. Les sports individuels tournent plus autour du dépassement de soi. En revanche, tous les sports nous font travailler sur l’acceptation de la règle et le sens de l’effort.

 

Propos recueillis par Maya Méducin.

Par Denis C., Directeur d’une école d’application

 
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